3 juil. 2008
29 juin 2008
20 juin 2008
17 juin 2008
14 juin 2008
29 mai 2008
Joao Gilberto, Elis Regina, Marisa Monte, Antonios Carlos Jobim et Chico Buarque chantaient aujourd'hui leurs airs brésiliens. J'avais été les chercher, pensant ne pas les connaître. Mais un disque de Stan Getz m'avait familiarisé à leurs classiques.
C'était sûrement trop facile.
Sara Tavares, Cesaria Evora.
"Plus bas, plus bas !", me soufflaient les rythmes assourdis.
Nigeria : Femi Kuti étranglait les cuivres de sa musique funk, souple, nerveux, clairement sombre et vindicatif, comme son père.
20 mai 2008
14 mai 2008
LES TRACES DU PASSE ESCLAVAGISTE
On commémorait le 10 mai dernier les 160 ans de l'abolition de l'esclavage.
J'avais distribué quelques flyers pour inciter des proches à participer à la marche des libertés.
Auprès de gens de partout, que les préjugés dérangent, et qui luttent contre eux-mêmes parfois pour les remettre en cause.
Parmi ceux-ci, une collègue martiniquaise fut informée de l'événement.
Il y a deux jours de cela, elle me croise, et m'explique qu'elle n'était pas venue manifester, alors que des amis à elle jouaient du tambour dans le cortège," pour fêter l'anniversaire de mai 68".
Je lui évoque tout l'intérêt de la marche des libertés, elle me remet cela :"Ah, oui, pour les 40 ans de mai 68, j'aurais pu y aller, mais j'étais fatiguée, il faisait chaud".
Faut-il qu'il y ait encore de la douleur au fond de chaque descendant d'esclave pour que la marche des libertés soit interprétée par certains comme une commémoration de mai 68.
12 mai 2008
11 mai 2008
Le 10 mai, on commémorait l'abolition de l'esclavage entre République et Bastille.
C'était l'occasion de parler de la place des Francais en France.
(Au comptoir de Marianne, une simple goutte de café dans votre lait, et votre consommation peut devenir un p'tit noir).
Les Français étaient donc dans la rue, scandant des messages appelant à l'égalité entre tous, à la fraternité, puisque la liberté était acquise depuis 160 ans, dans les textes.
Un peuple bigarré, des spectateurs se joignant au cortège.
Des bébés en poussette, des pépé (et mémée) en goguette.
Des amants aux fenêtres,
des chants antillais et des cauris entrechoqués contre des calebasses.
Place de la Bastille, onze anneaux humains autour du génie, symbolisaient des chaînes encore à rompre.
Rompez !
4 mai 2008

Une femme parée comme à Cotonou, d'un boubou froncé et vaste, coiffée d'un foulard assorti magnifiant son teint, l'ovale de son visage, le sombre attrait de sa pupille.
Plus loin, deux autres.
J'ai alors songé aux Alsaciennes, aux Bretonnes qui (ex-)portèrent leur costume régional autrefois.
Je me suis dit : il faut regarder ces femmes, il faut apprécier leur coquetterie; bientôt, il n'y aura plus de femmes ainsi vêtues, même le dimanche à midi, avant un repas de famille, même par un soleil chaud.
Les filles de ces femmes seront vêtues comme tout le monde : H et M, Zara, C et A.
Une silhouette en boubou à un arrêt de bus par un dimanche de printemps, c'est peut-être l'expression de la pauvreté et de l'immigration.
C'est aussi l'expression d'un monde qui change, d'une société qui assimile ses différences comme autant de richesses.
Et le boubou de l'abribus est l'une des plus jolies fleurs de Marianne.
UN ALLER-RETOUR POUR DES BEIGNETS-HARICOTS
Les murs des villes affichent une scène de petit-déjeuner insolite : une fillette poursuit sa nuit sur une tranche de pain de mie industriel. Tranche épaisse, moelleuse à souhait.
Les enfants sont il est vrai habitués en Europe à consommer des aliments mous : le pain de mie, le pain au lait, la brioche, le knacki, le hamburger, le kebab, le steak haché, le poisson pané, la purée en flocons, les bonbons gélifiés, les chewing-gums...
Les enfants ignorent presque l'arête, le nerf, la fibre.
Au Cameroun, des enfants se nourrissent encore dès le matin de beignets haricots.
Coup d'oeil dans la gamelle : les haricots rouges sont imprégnés d'une sauce à base de tomates, d'oignons, de piments (le chili sans carne si vous préférez).
Les beignets ne sont pas ces boules fourrées de confiture et saupoudrées de sucre glace, vendues un peu partout en France, notamment sur les plages.
Ce sont là des bouchées de pâte frite (levure de boulanger + eau tiède + sucre + farine) qui remplacent le pain.
Les commerçants chinois installés à Douala auraient industrialisé le marché, lequel a raréfié la présence des mamas makalas ou mamas beans, légendaires reines du petit déj' local. Ces Togolaises fournissaient à chaque coin de rue l'écolier comme le maître.
29 avr. 2008
28 avr. 2008
27 avr. 2008
23 avr. 2008
SUR LA LIGNE 4

Des bananes plantains ont été épluchées, coupées en longues lamelles épaisses sautées dans l'huile crépitante (plutôt olive que palme). Certaines, les plus mûres, ont caramélisé.

















