28 févr. 2010

ÉVOCATION

Ou comment passer les menottes au fugitif

27 févr. 2010

4 CUILLERS DE TANDOORI
Le safran des saris en vitrine,
le charivari de flics en civil,
une trappe grise pour stocker
les currys.
Mais où est le tandoori ?

26 févr. 2010

SOPHIE

25 févr. 2010


RIPOLINEE, SURE DE MOI

24 févr. 2010

DEUX TROIS HERBES
J'ai dans la tête quelques prés bocagers au sol gras
dont l'herbe givrée semble ainsi asservie.
Le ciel gris remplit les deux tiers du paysage.
De larges flaques creusent le terrain et
reflètent le calme d'une campagne perdue.
Les fermes sont elles-mêmes écartées des chemins,
les volets peints vert ou bleu montrent au grand jour
des rideaux de nylon dans lesquels sont devenues
folles des mouches d'août.

REVERS

REPLI

ELAN

23 févr. 2010

VRAIMENT !
Moi ? Aussi hermétique qu'une boîte Tupperware ?
A quoi penses-tu, à quoi penses-tu ?
A la rivière l'hiver
quand je la longeais en effilochant un jambon-beurre.
La vie n'est pas linéaire.

22 févr. 2010

BÂTONS AU CARAMEL
Dimanche, cuisine embuée, gaieté des propos.
Des morceaux de sucre fondaient dans la casserole
émaillée surchauffée.
Quand le sucre dorait, quand ses bulles étaient
énormes,
ma mère plongeait une allumette
raccourcie de son soufre.
Nous sucions ainsi quelques bâtons au caramel.

21 févr. 2010

ENCORE

AUSSI

AINSI

18 févr. 2010

COLAS A CROQUER

17 févr. 2010

SI CE N'ETAIT PAS UN BLOG
Je raconterais vraiment tout. Ça ne serait pas amusant.
Le cahier des charges de Miss Glu, c'est suggérer par un dessin,
trois lignes, un moment.
C'est souvent mentir.

16 févr. 2010

ÊTRE PÈRE
Avant que D naisse, il était déjà un peu père
vu qu'il avait élevé ses frère et soeurs.
Moi, je mettais les couches de travers,
je perçais hélas le tube de mitosyl et
surveillais le berceau comme une casserole
de lait sur le feu.
Le papa restait cool.
Maintenant que l'adolescence mouchette le visage de D,
nous entrons dans la catégorie
vieux barbons.

15 févr. 2010

MI FÉVRIER
Et dire que parfois, debout dans le métro,
l'air tiède gonfle nos chemises
J'entraperçois tes secrets
Comme j'en aime la pensée !
En haut, les gens s'allongent sur l'herbe
des jardins publics, s'aspergent d'eau.
Pour l'heure nous sommes des vivaneaux
dans un congélateur

14 févr. 2010

ÇA M'ECŒURE, CES FAST-FOOD...

13 févr. 2010

LE CHER VISAGE DE MON PASSÉ
Si je le pouvais, je reviendrais dans cette maison.
Pour retrouver ceux qui en ouvraient les volets le matin.
Hélas tout a dû changer : le crépi, les rideaux, la végétation.
Qu'est devenu le ginkgo ?
N'y avait-il pas des lézards qui couraient sur une murette ?
Souviens-toi : tu m'avais appris le jersey à l'ombre d'un été.
Vers la fin de ta vie, tu tricotais des restes de pelotes,
alignant des bandes irrégulières pour un débardeur bariolé.
Tu lisais dix fois le même article sans en retenir une ligne
Tu faisais tourner à vide la machine à laver
Et tu oubliais de te laver, toi.
Ton beau regard était perdu,
tu ne comprenais pas la désespérance narquoise
de celui qui t'avait épousé
et qui assistait à ta lente disparition.
Je souhaitais ta mort, je me disais,
c'est mieux que ça aille vite.
Mais ta mémoire était un sucre
fondant dans du lait froid.

12 févr. 2010

ÇA, C'ÉTAIT AVANT
que Myriam crève les pneus de sa R18.

11 févr. 2010

VOILA MES CLEFS
J'ai perdu deux fois dans la journée
les clefs liées par un ruban de velours fauve.
Une main amie les a retrouvées sous la neige,
puis une main anonyme dieu sait où.

10 févr. 2010

C'EST POUR BIENTOT
Le dos n'en peut plus,
la peau tire.
Le nombril ressort,
les jambes s'arquent,
l'estomac sature vite,
le périnée tiraille.

AH, CE POIVRE !



8 févr. 2010

TAG A DAKAR

Sur un mur, ce dessin. Fait au pochoir
en souvenir de la rue Mandar
où j'ai rêvé dix fois de partir


7 févr. 2010

IDRISSA
Un petit visage tout frais, celui d'Idrissa.


6 févr. 2010


LE CAMÉE DE SLIMANE
Dans une coquille de bivalve,
il a fait graver le profil de son père.
Pour ne pas oublier
les pirogues, les filets, l'eau salée.

5 févr. 2010

HORIZON FRANCE
À la fin du mois, Adama repart.
Pour deux ans.
Le matin, émincer les légumes d'un restaurant indien,
le soir, vider les poubelles des bureaux de verre.
Loin de sa femme, de ses deux fils.
Dakarois.

4 févr. 2010

EN SUSPENS
Fatoumata écaille le poisson,
tout à l'heure elle le servira avec la sauce graine.
Le soleil est aveuglant
Fatoumata attend.

3 févr. 2010

DANS CE CHALE

Les poings s'ouvrent, deviennent étoiles
La laine cache le sourire
Les soupirs s'étirent
Le silence heureux

À L'OUEST


1 févr. 2010

JOHNNY-JANE
Quand je suis gaie avec ou sans raison,
quand je suis triste déraisonnablement,
même quand je suis désespérée
quand je déraisonne.
Quand je ne suis rien,
quand je respire simplement,
quand tout va bien,
quand tout va mal,
quand rien ne va plus,
la Ballade de Johnny-Jane est un secours,
un amplificateur d'émotions,
une trève,
une liberté.