31 oct. 2009

IL EST TEMPS

À force de ne plus attendre grand-chose de la vie,
on est tout surpris de l'intensité d'un soleil d'octobre.

30 oct. 2009

JE LES AI ENTENDUS PARLER

28 oct. 2009

ANTOINE ET SON CACHE-COL

LA MARIÉE DE MATTON

De tous les films de Truffaut, La Mariée était en noir a longtemps été mon préféré. L'amour obsessionnel de Fergus pour Julie Kohler le mène directement à la mort.


Mais avant de périr, transpercé d'une flèche, il dessine jusque dans son lit son modèle. C'est en parcourant hier la biographie du réalisateur par Toubiana que m'a été donné le nom de l'auteur des portraits de Jeanne Moreau : Charles Matton.


Il me semble même que l'on retrouve un portrait de Charles Denner dans L'Homme qui aimait les femmes.


Encore réalisé par Charles Matton dont j'adore les boîtes.


27 oct. 2009

ET ALORS, IL M'A DIT...


26 oct. 2009

SANS DESSEIN

Vivre au jour le jour,
sans planifier quoi que ce soit.
Aller de semaine en semaine.
En improvisant.
Se savoir mortel, donc vivant.
Mépriser les comptables.
Et réaliser l'erreur.

25 oct. 2009

MONSIEUR
Un chapeau pour paravent, un regard pour filtrer,
dans le flot des passants,
les quelques-uns qui compteront.

24 oct. 2009

SAMUEL


23 oct. 2009

AH BON ?

22 oct. 2009


EN ATTENDANT LE TRAIN

21 oct. 2009

LA NOUVELLE QUI FACHE
Scrogneugneu...

20 oct. 2009

FRANCIS DORT

Accordez l'aumône à l'accordéon

19 oct. 2009

FAN D'EDGAR

18 oct. 2009

IL L'APPELAIT CHRISTOPHER
Elle avait cinq ans, cinq bagues à chaque menotte. Il lui chantait :
"C'est la femme aux bijoux, celle qui rend fou, c'est une enjôleuse."
Il tendait à la fillette son meilleur raisin en octobre.
Christopher grappillait quelques grains
pour lui plaire.
Aujourd'hui, même soleil, même vent
mais pas de raisin, pas de bijoux,
plus de Christopher.
Elle est devenue femme.

SANS ASSURANCE
Tu es dans le train, dans le sens inverse de la marche.
Tu es jeune
et tu es jolie.
Tu regardes beaucoup les gens.
Un homme d'une cinquantaine d'années vient s'asseoir
à trois places de toi.
Tu le sondes, tu le soupèses.
Va-t-il te regarder ?
Mais qu'il te regarde !
Tu as besoin de cette caresse-là.
Tant en attente de feed-back.
Le regard ne vient pas.
L'homme apostrophe une femme proche.
Tu le toises durement.
Maintenant tu l'ignores.
Tu te regardes dans la vitre ton reflet.
Tu descends à Asnières.


16 oct. 2009

C'EST WEEK-END

15 oct. 2009

TERESA
Tu penses à ta mère qui n'avait que
deux pagnes mais t'en cousait cent.
Ou à ce patron qui te reproche de marquer
mal des prix des crayons.
Comme si on pouvait tout étiqueter.
Tu penses à Jamel, et tu lèves la tête, gaie.

14 oct. 2009

QUATRE ANS
Grâce à toi,
je sais ce qu'est
un pantographe, une caténaire
une mésange charbonnière, une mésange bleue.
Nous réécoutons des disques oubliés
que tu empiles sur le lecteur.
Grâce à toi,
le temps compte
différemment.
Vois !
1, 2, 3,
4 ans ce jour.
Tu ne dors pas encore ?
Au lit !

13 oct. 2009

2009
C'est un ciel de tuiles,
c'est un ciel d'ardoises.
Alors bâillement
Et sommeil
Soupirs
Lassitude
C'est un tas d'ennuis,
c'est un tas de noises.

12 oct. 2009

BOUCHES ET BABOUCHES
C'est une boîte qui rouvre.
Chic !

11 oct. 2009

AU COU DE MADELEINE
Mémoire, coquillage de nacre grise
tu reflètes en douceur
les moments de peine,
rends authentiques, quoique fugaces
l'éclat des jours tranquilles, les musiques du passé,
les tremblements des premiers gestes.

PAROLE À LA DÉFENSE

10 oct. 2009

TOUT SUR MA MERE
J'ai revu récemment ce film
et y ai découvert
une seconde trame dont le sens m'échappe.
Tout sur ma mère, c'est une de ces histoires à la Pedro :
poignante certes, mais aussi truculente,
sombre mais résolument optimiste.
Une mère perd son enfant,
revient sur les traces de son passé.
L'aventure commence.
Le film semble découpé en deux :
la première partie est curieusement africaine.
La suite dément cet axe, c'en est déroutant.
Le premier indice est au-dessus du canapé de Manuela :
une publicité de petit coiffeur africain est affichée sur le mur.
Quand l'héroïne revient à Barcelone,
en quête du père de son fils défunt,
une chanson d'Ismaël Lo l'accueille, vibrante.
Plus tard, quand elle flâne sur une place avec Rosa,
des enfants y jouent à la corde à sauter: tous noirs ou métis.
Plus tard, quand Manuela est confrontée à des junkies,
on retrouve quelques silhouettes noires.
La scène de l'hôpital focalisée sur les rapports
homme/femme est également intéressante :
Manuela et Rosa dialoguent tandis qu'à l'arrière-plan,
un couple de Noirs.
Elle , à gauche, est prête à accoucher, caresse son ventre.
Le père à droite, lui parle.
Quand la caméra fixe Manuela,
le futur papa apparaît derrière elle.
Quand Rosa s'exprime, la future mère
est à l'arrière-plan.
A l'issue de cette scène très construite,
plus une seule référence africaine n'apparaît :
on retrouve les outils classiques d'Almodovar,
avec une sensibilisation à la question du sida.

9 oct. 2009

10H58
C'était un regard
Entre deux êtres qui en ont vu d'autres :
Les veilles de lendemain,
les lendemains qui déchantent.
Les doigts se cherchent
Paumes ouvertes
l'espérance s'épuise.
Deux mains pour seules étoiles

8 oct. 2009

ESCARGOT SANS COQUILLE

7 oct. 2009

SOUDAIN
Une pluie forte brouille la vue.
Des éclairs blancs l'ont annoncée et l'accompagnent encore.
Depuis le rocking-chair,
je regarde le ciel gris foncé, le jardin ruisselant.
Et je m'endors au son de ce tambourin délicat.

6 oct. 2009

ATTENDS ! JE ME CONCENTRE

5 oct. 2009

REFLET

4 oct. 2009


ÇA BOUGE, CES PETITES BÊTES !


PETITES BÊTES

Depuis tout petit,
il adore chercher la petite bête.
Il était logique qu'en bibliothèque
il finisse par emprunter
une rangée de
guides d'entomologie.
Son grand frère en a profité
pour dessiner quelques bestioles.

3 oct. 2009

OCTOBRE
Ce soir dans la rue Rey, le vent frais
donnait la chair de poule.
Tiens voilà ce que c'est qu'avoir froid.

2 oct. 2009

PARESSEUSE
Cossarde, j'opte pour cette pose alanguie.
J'avais un ami peintre dont les sanguines me charmaient.
Il dessinait des modèles et des modèles.
Nus recroquevillés, nus lovés, nus détendus.
Il vivait dans une étroite maison de ville,
dont l'ossature était un escalier encaustiqué.
Quatre étages menaient à l'atelier.
La lumière y était pure.
Des cartons à dessins, des palettes et des pinceaux,
des autoportraits: 30, 40, 50, 60...
un petit salon très feutré
au ras du sol une table et un sofa
Derrière un nu rouge et jaune
que j'adorais.
Tous les murs de la maison
étaient chargés de toiles
représentant des nus, des chevaux,
des portraits,
des paysages, des fleurs.
J'avais 15 ans de timidité
Et cette main, gauche.

1 oct. 2009

SOMBRE
Comment voulez-vous
que je prenne ça ?
C'est l'éclipse d'une part de nous-mêmes !