29 sept. 2009

HORS SUJET OU SUJET EN OR

28 sept. 2009

LE VIF DU SUJET

27 sept. 2009

PARENT
Un enfant s'accroche à votre jambe
et vous réalisez que plus jamais
vous ne pourrez vous passer de sa présence,
impérative et sacrée.
Au Photomaton,
il sourit comme un vendeur de dentifrice,
le menton en l'air,
surélevé par le père.
Désopilant.
Plus loin, il marche en dansotant,
son front heurte un poteau.
Maamaaaaaaaaaaaaaaaannnn !!!!
Vous êtes aux cent coups.
Vous ne faites plus qu'un.

SOMMEIL
Raté l'apfelstrudel !
La pâte carton de boîte à sucre,
les pommes en minorité,
les raisins déraisonnant
sans alcool.
J'aurais mieux fait de refaire
ce petit crumble
si enfantin,
si fondant,
si fruité
si beurré.
Ou un dessin.


26 sept. 2009

CERTES LE DESSIN...
Mais un apfelstrudel tiédit en cet instant non loin.




25 sept. 2009

MANILLE


24 sept. 2009

UNE PETITE FILLE
Je pense à toi chaque 24 septembre.
Mais c'est faux.
En fait, je pense à toi chaque jour.
Je n'ai pas oublié tes mains, tes ongles carrés,
ta façon de les poser sur tes genoux.
Les taches de son.
Ton regard pétillant, la couperose
et ton visage parfois râpeux sous le baiser.
Tes rires, ta malice et ces larmes
nées d'évocations des temps difficiles.
La guerre.
Ce que tes mains tendaient vers moi.
Ce que les miennes cherchent
aujourd'hui en d'autres.
Mes vivants.

23 sept. 2009

DISEUR
Tu as écouté The Bangles, Eternel Flame.
Cela t'a rappelé l'Ile d'Oléron en 1989.
Et le train qui te ramenait ici,
la chanson exacerbant ton chagrin.
Et ensuite, tu as écouté
Fais comme l'oiseau
de Fugain,
et cela n'a rien arrangé.
Alors, tu as coupé net, tenté
par les musiques
séquentielles de Michael Nyman.
Mais tu as gobé la mélodie
du film Max Mon amour.
Maintenant c'est demain.
Je te regarde dormir.
L'abandon
Comment peut-on
faire de telles ellipses ?

22 sept. 2009

LÉONCE VIELJEUX

21 sept. 2009

SANS PAROLE

20 sept. 2009

SENTIR LA VIE
C'est l'odeur de la pomme caramélisant au four
Celle d'une amande musquée au creux du cou
L'odeur de paille des cheveux d'enfants
Celle de la pluie sur un sol tiède
L'odeur du linge qui a séché au vent
Celle de la colle blanche mêlée à la sciure
L'odeur du livre neuf
Celle du livre d'occasion
L'odeur d'un chocolat brûlant
Celle du café moulu à l'instant
L'odeur des bébés sortant du bain
Celle de la poudre de riz
de grand-mère
L'odeur du journal du matin
Celle du chien qui vient
tout éclabousser
C'est l'odeur de la pomme caramélisant au four

L'HOMME DU MÉTRO
Que l'on prenne la ligne 14, la 1 ou la 4, on le croise.
Attendant, l'air absent.
Comme stupéfait par le flux chamarré
et incessant de nos semblables.
Les mains petites et précieuses dans leur pose,
en suspens tiennent une bague...
C'est pour qui ce bijou ?
Pensant à émettre un billet dans Libé
(Bel inconnu au foulard bleu,
nous nous sommes reconnus,
ligne 9, 18h45, Pont de l'Alma.
Vous en souvenez-vous ?réf. 1587.),
on me souffla qu'il résidait
non loin de Saint-Lazare
quelques mois.
Wouaouh !

19 sept. 2009

QUAND TOUT BOUGE

16 sept. 2009

BROCANTE 16h47
Du monde autour du stand,
dont cette femme.
Le visage statique
Le teint cireux
Cachée sous le bonnet rose,
Noyée dans la polaire.
Tout est immobile en elle
sauf les mains qui prennent un bijou
et le glissent dans un cabas
Puis un coquillage.
Un miroir.
On l'arrête, on s'insurge
Elle ne bouge pas d'un poil
Ne répond rien
Indifférente à notre colère.
Elle poursuit son marché
ailleurs.
Nous remballons.

BROCANTE 15H30
C'est un visage inconnu et familier
Au coeur de la foule de promeneurs
Paupières baissées, regard filtré
Bouche expressive
Venu d'on ne sait où
Précieux
Curieux
Unique

15 sept. 2009

BROCANTE 13h12
Nous le voyons ralentir devant le stand,
balayer d'un regard les bricoles sur une table.
Il s'arrête. Son regardnous sonde.
Il prend en main un coquillage rare,
le respire longuement.
Les yeux clos.
Le repose.
Il tient maintentant un cône léopardus,
le porte à son visage.
Il s'en caresse la joue,
le voilà ailleurs,
loin de ce stand, de cette ville, de ce ciel.
Il repose le coquillage.
Et s'en va.

14 sept. 2009

BROCANTE : 10h50
Une mère et sa fille au soleil froid de septembre.
Devant la fripe
la mère cherche en mouvements amples
de quoi vêtir son enfant.
Dans le carton, du 10-14 ans garçon,
dans le coffre, des vêtements pour femme.
L'enfant a sur les bras
des tee-shirts délavés,
des jeans taille 12 ans,
trois pulls taille 40.
J'ai soudain honte de vendre ça.
L'enfant est droite contre le vent,
un simple tee-shirt sur sa peau mate.
Impassible.
Oh !
Elle a la chair de poule.
Je lui enfile un pull à capuche roux.

13 sept. 2009


BROCANTE 9h30

C'était un bracelet en ivoire acheté
dans de mauvaises conditions.
Choisi parmi vingt pour son motif :
une femme aux seins nus.
Il convenait à mon poignet.
Le bracelet a ensuite été mis en vente en brocante
pour de mauvaises raisons.
Durant plusieurs années aucun poignet
n'a pu en soutenir le poids.
Cet ivoire illégal a été trimballé de caisse en caisse,
de brocante en vide-grenier, sans jamais partir.
Pantoufle de vair.
Aujourd'hui, une femme l'a mis à son poignet.
Impossible de le retirer.
Affolée, elle s'est sentie prisonnière du bijou
et est partie avec sans le payer.

11 sept. 2009

LA VIE EN POINTILLÉS

10 sept. 2009

TU TE DEMANDES CE QUE JE PENSE ?

9 sept. 2009

ORPAILLAGE
Grains d'ennui, cailloux d'attention,
brindilles de rires, chutes de nostalgie...
J'ai sassé tout ça dans le jour de mon tamis.
Au final, quelques poussières scintillent.
L'or de ce mercredi



8 sept. 2009

ON FAIT DES MOMES
Et on s'inquiète pour eux.
Quand on fait un bébé, on fait dans l'utopie.
On voit pas loin.
On mesure pas
On mesure pas.

MERLE

7 sept. 2009

TOURMENT EN SOLO

6 sept. 2009

VA VOIR PAPA !
Moi ? une voleuse !
Ma pauvre Liliane, tu devrais arrêter de voir ton féticheur.

VOUS, SIMPLEMENT

5 sept. 2009


LE VENT CERTES
La pluie, le vent et la détermination.
Nullement question de renoncer, pas le temps de parler,
juste rattraper cette garce et reprendre ce qu'elle lui avait volé.

4 sept. 2009

PASQUALE

3 sept. 2009

LALALA
J'ai écouté ta musique.
Elle est là.

1 sept. 2009

VACUITÉ