28 mai 2009

TO MISS GLU
Il y a plus d'un an, je mettais en ligne Miss Glu.
Quand on me demandait le sens du nom,
je répondais que le mot glu était venu naturellement
parce que les post-it sont des papiers collants.
En vérité, le dessin est pour moi depuis toujours lié au désir.
Comme l'écriture.
Je désirais écrire, je désirais dessiner.
Tout le temps.
A m'engluer dans cette idée fixe.
Miss Glu m'a donné l'occasion de dessiner
et d'écrire tous les jours.
Avec joie, mais consciente.
To miss, en anglais, signifie perdre.

26 mai 2009

THÉRÈSE AUX AGUETS

25 mai 2009

PAULETTE

24 mai 2009

L'HEURE DU CHOIX

PORTRAIT DE FAMILLE


RETOUR DE CHATEAU-ROUGE


23 mai 2009

NÉS AMIS
Sans les poèmes de Nezâmî, je ne vous connaîtrais pas.
Merveille de vivre à la même époque.

22 mai 2009

UN DIMANCHE D'AUTOMNE
Je suis arrivée chez mes grands-parents.
Devant chez eux, une voiture inconnue était garée.
J'ai passé le portail, monté les escaliers, ai ouvert la porte.
Des rires. Ma grand-mère servait le thé.
Une tarte aux pommes maison était partagée
Il y avait là un couple de leur âge.
Lui, le cheveux blanc plaqué contre le crâne,
la chemisette entrouverte sur une chaîne fine.
Elle, les cheveux teints auburn,
coupés à hauteur des maxillaires,
le regard caché derrière de larges lunettes.
Sur ses genoux, les albums photos.
Armand et Adrienne.

20 mai 2009

ADRIENNE
J'ai vu des fois et des fois Adrienne le dimanche après-midi.
Toujours au rendez-vous.
Assise sagement, de toutes les noces.
J'aimais son visage.
J'avais beau être enfant, je distinguais la grâce
de la jeune femme.
J'imaginais sa vie.
Que s'était-il passé pour elle entre le mariage
de Pierre et Suzanne
et celui d'André et Emma ?
Rêveries.
A la fin,
Je retrouvais invariablement Adrienne
assise à la place de la mariée
près d'Armand.
Une noce en plein 1942.
Sans fleurs d'oranger, sans robe blanche.
Juste des vêtements d'hiver,
un air transi,
un bouquet rond de jasmin entre les mains.
Je refermais le carton contenant
toutes les photos
de famille.
Soigneusement
et j'allais faire de la balançoire,
celle accrochée au pommier,
au beau milieu d'un champ en pente.

19 mai 2009

MALINDÉ

18 mai 2009

ZAZOU

17 mai 2009

CERTES...
... la viande boucanée.
Mais vieillir, c'est vivre !
Plus tard, les mémoires, trop de volumes,
des pages seront perdues, des chapitres entiers
peut-être.
Fasse que nos meilleurs passages,
tu sais ceux que nous avons lus
et relus, soulignés et
récités tant de fois,
Fasse que ces passages-là
ne s'effacent pas.

16 mai 2009

RUE DE PANAMA EN PLEIN PANAME

Rue large, en pente. Un panama sur une tête de Congolais trône.
Costume clair, cravate bayadère, chemise oxford, mocassins de cuir blanc.
Sur le trottoir d'en face, dans un jean râpé,
un Camerounais en tee-shirt kaki mâche du manioc fumé.
Les muscles ronds des épaules, des bras, le ventre nerveux du chat tigre.
Le vent dans tes cheveux.
Ce vent venu de je ne sais où
Dont tu ne saurais te passer.

15 mai 2009

NATHALIE

14 mai 2009

NE BOUGE PLUS !

13 mai 2009

DIS, BLAISE SOMMES-NOUS LOIN DE MONTMARTRE ?
De tous les poètes, de tous les écrivains,
Blaise Cendrars est celui que je préfère.
Il y a là tant de vie, tant d'élan, tant d'humour,
tant de sensibilité, tant de "mensonges",
tant de pirouettes, tant d'observation,
tant de liberté.
Lisez Cendrars

12 mai 2009

C'ÉTAIT
C'était rien qu'une noiseuse,
mais
C'était rien qu'un printemps,
mais
C'était rien qu'une môme,
mais
C'était rien qu'un déjeuner de soleil
mais
quel printemps...

11 mai 2009

CHAISE MUSICALE

10 mai 2009

FATIGUE
Les ponts du mois de mai sont épuisants...

9 mai 2009

MA VILLE
Je viens d'un coin de France méconnu;
à peine approché est-il bientôt quitté.
Lieu de passage vers la mer, vers le Sud, vers le Nord.
Plein ouest.
Connaître la ville demande un effort,
juchée qu'elle est sur un promontoire.
La cité où j'ai grandi est belle.
Ses toits sont d'ardoise et de tuile,
ses murs sont de pierre claire,
de torchis quand les colombages
en strient les façades.
L'art roman règne au coeur de la ville.
A ses pieds, le marché du samedi matin
mêle ronds-de-cuir et culs-terreux,
certains ne vendent que trois variétés de légumes.
des culs-salés rapportent de l'Atlantique
leurs bourriches d'huîtres, leurs bulots élastiques.
Des femmes vendent les fleurs de leur jardin,
celles du bout de leur campagne,
fleurs de saison : aujourd'hui, il devait y avoir,
oui, il y avait sûrement ces larges bouquets.
Muguet rose, roses jaune, du lilas blanc,
pavots nostalgiques.
Les rues de la ville sont étroites et longues,
leurs trottoirs ne permettent pas
de rencontre sans effleurement.
Les rues semblent avoir été tracées pour relier
les églises qui carillonnent
depuis des siècles là-bas.
Sainte-Radégonde, Notre-Dame, Saint-Pierre,
Montierneuf, Saint-Hilaire...
L'odeur de la ville est forte dès qu'il fait chaud :
non le bitume, non la sueur des passants,
non le métro ou l'essence.
Les ruelles de la ville exhalent
l'odeur de la vieille pierre,
l'humidité croupissante des églises.
Les épluchures de légumes fermentent dans les poubelles.
Cela respire autant l'éternité des bâtisses
que la finitude des habitants.
L'éternité d'un instant, la finitude d'une foi.
Ville pavée, ville médiévale, ville de mon passé.

8 mai 2009

CAROLINE

7 mai 2009

TOHU & BOHU

Duo de clowns recherche cirque ou festival d'art vivant
pour représentation petit numéro vieillot.
Poésie, dérision, magie sans trucages.
N'anime ni goûter ni anniversaire.
Ne recycle pas les pièces d'un franc.
A votre bon coeur...

5 mai 2009

CONNIVENCE

4 mai 2009

MERE ET FILS
Je t'appelle mon soleil.
Car tu es mon soleil.
Un petit soleil brun
au sourire en croissant de lune
blanche
Un de tes frères
est mon étoile
L'autre
mon diamant.
Toi tu es mon soleil.

C'EST PRESQUE TROP BEAU A VIVRE

3 mai 2009

CHARLES TRENET

"Le style, c'est de s'habiller comme un vieux quand on est jeune
et comme un jeune quand on est devenu vieux."
"Vous êtes bien jeune pour aimer Charles Trenet !".
Eh bien oui, j'ai cultivé l'anachronisme durant mes jeunes années, qui ne couraient pas dans la montagne. Longtemps après que le poète ait disparu, ses chansons courent encore dans les rues. Et moi, qui suis née après la révolution des jeunes contre les vieux, mon coeur fait Boum ! chaque fois que j'entends revoir Paris. Quand j'ai ma main dans ta main, je joue aussi avec tes doigts, et je ne peux quitter mon coin de rue, aujourd'hui disparu, ses palissades, ses taillis d'embuscade. Un jour prochain peut-être vieille, je serais encore bien jeune pour aimer Trenet...

SOIR

Soir soucieux certes, mais soir de mai.

2 mai 2009

MOTUS ET BOUCHE COUSUE



1 mai 2009

MARIE-ROGER