30 nov. 2008

SIMONE DE DOS


Aujourd'hui nous avons parlé de toi, Simone... De ta bêtise aussitôt mais aussi de ta générosité, de ta peau soyeuse, de ton regard plein d'éclat, et de ta bêtise encore. Tu es une vraie bourrique.

JE PEUX BOUGER ?

LA TEMPETE D'ULYSSE

29 nov. 2008

TOUT SONGE EST MENSONGE

28 nov. 2008

JACQUES EN 1951

27 nov. 2008

CHUUTT (E)

PASCALE

Tu sortais beaucoup, tu sortais chaque soir. Au premier rang en cours, tu te limais les ongles en écoutant le prof débiter son cours de philo. Quelques années plus tard, je t'ai vue un matin en larmes dans une de ces rues toujours grises et vides. Tes sanglots rompaient l'image que j'avais de toi. Tu étais alors étudiante en doctorat et te destinais à l'enseignement. Plus tard, à un concert, je t'ai retrouvée. Deux femmes molosses t'encadraient. Tu n'avais plus d'ambition universitaire. Elles ont dit que désormais tu profitais de chaque instant. Ta liberté passée , où était-elle ? Tes taches de rousseur étaient couvertes de squames blanchâtres. Des années passèrent, je t'ai revue il y a un an. Ton visage avait pris vingt ans, tes cheveux avaient perdu leur éclat. Tu vivais de musique sur une île des Antilles. Tu m'as dit que je n'avais pas changé.

26 nov. 2008

MARCIA

Café parisien, attentive quoique distraite.

25 nov. 2008

HANAH

24 nov. 2008

4°, RUE FROMENT, 7H21




BARTLEBY LE SCRIBE
Il ne lui manque que la parole

23 nov. 2008

DIMANCHE AU CHAUD

Pas question de courir après les pigeons qui ont la chair de poule, de courser le chat des voisins qui a du chien. Pas question. Dehors, le tricycle goutte, les bâtons de randonnée font un fagot, les géraniums ont des binettes de bonzais à l'état zéro. Dedans, sous la lumière jaune, des menottes laissent des traces de farine sur la planche à cuisiner. Une tarte dore non loin. Des cookies de fortune renferment des messages elliptiques. Quel sera demain ? En attendant, l'écran bleu de la télé capte la rêverie...


22 nov. 2008

MISERERE D'ALLEGRI
Volume xxl cela va de soi

21 nov. 2008

ANNE SOUCIEUSE

20 nov. 2008

FREDERIQUE G.

19 nov. 2008

COMBIEN TES PLANTAINS ?
Feu vif, lamelles pas trop grosses, vigilance ! Elles ne doivent pas brûler...

RACONTE !

18 nov. 2008

BLIND TENDERNESS

MODELE

Tu ne cilles pas, tes pensées restent opaques.
Dix paires d'yeux te scannent, font de ton corps une esquisse.
Dix ébauches de toi, dix possibilités. Aucune ne capte le mystère de tes songes.

17 nov. 2008

IL Y A EU
Il y a eu l'été. L'été et ses nuits étouffantes, où l'on dormait mal; on se levait, on buvait un verre de lait à la lumière du frigo en regardant au-dehors la ville loupiotes. L'air frais venait caresser nos jambes, pareil au chat flagorneur espérant se régaler d'une innocente sardine à l'huile de Dar-Es-Salaam ou d'ailleurs.
Il y a l'automne. L'automne doux, l'automne qui goutte, l'automne amer, fruit trop fait. Le froid maintenant cherche à pénétrer le coeur de nos laines. La ville loupiotes installe ses guirlandes de phares, de feux et de fumée bleue sur les boulevards tonitruants.
Le vent gifle, quelques degrés perdus érodent, le frimas couperose.
A l'intérieur, une fois passé la buée sur laquelle de jeunes doigts dessinent gaiement, il y a le lait brûlant et mousseux, les livres, et, en leur coeur le même marque-page : l'espoir de jours meilleurs.

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SOIR DE MI-NOVEMBRE

Sortir de l'entreprise
Savoir que la nuit attend
Sentir le froid piquant
Logique de novembre
Sortir les deux clés reliées ensemble
Déverrouiller l'antivol de la roue arrière
Le rattacher au siège bébé
Déverrouiller l'antivol de la roue avant
Le placer sur le guidon
Placer la dynamo sur le pneu
S'asseoir
Sortir du sac le gilet fluo
L'enfiler
Sortir les bracelets à scratchs fluo
Les serrer aux chevilles
Cacher ses mains dans les mitaines
Ajuster l'écharpe de laine
Les écouteurs, le volume
Assourdissant
Démarrer prestement sur le trottoir
Constater que la lampe avant éclaire peu
Accélerer et freiner face aux vitres miroir d'un bureau BNP
En être maintenant sûre
Penser à regret que le gilet fluo n'est pas chaud
Accélérer dans la nuit
Aller le plus vite possible
Sur le pont de Levallois
Regarder la Seine noire pareille à un vieux 33 tours qui tournerait sans fin
Aller le plus vite possible quitte à ce que le froid blesse la gorge
Faire gaffe aux dernières feuilles pourries
Surtout dans les virages généreux
Aux voitures à l'arrêt
Salariés engourdis dans leur habitacle
Dans leurs habitudes
Se méfier des bus pressés
Des scooters immatures
Des rollers sauvages
Etre côte à côte avec une Twingo blanche qui twiste et qui tangue
La doubler dans la côte
Quand le bus devant ralentit tout
Ignorer le feu orange de rage
Obliquer sur la voie qui longe la voie ferrée
Simuler une course vaine avec le train de banlieue
Passer sur le petit pont qui l'enjambe
Entendre une chanson à la radio de Véronique Sanson
Une de ces chansons dont on ne se passerait plus à cet instant
Ignorer le feu vert de rage
Rouler sur les trottoirs
Décanillant une poubelle Babel, puis deux, puis trois
Mais freiner face à l'avenue clinquante de phares, de klaxons
Ignorer le bonhomme orange mûre
Puis traverser
Rouler sur le trottoir
Passer devant le japonais, l'interim
Tourner, puis arriver
Entière.

15 nov. 2008

QUELLE HEURE EST-IL ?
Bleue, c'est l'heure blues
Billie Holiday Muddy Waters BB King John Lee Hooker...

13 nov. 2008

JEREMY S.

Ah ! si j'avais compris à temps le sens de ce regard...

12 nov. 2008

ANNA
Un coup de bec d'oiseau sur une cerise
C'est ce que cache Anna sous sa chemise
Sous laquelle parfois sans crier gare
En toute mauvaise foi ma main s'égare
(Pierre Perret a composé de très belles chansons d'amour)

10 nov. 2008

IMPASSIBLE ?

9 nov. 2008

DAMIEN

GAB'

6 nov. 2008

CHRISTEL C.

Aujourd'hui, pas de post-it, pas de pastel.
Non, juste le portrait de mon amie : regard brillant, cheveux de jais,
intelligence vive, sens de la dérision, générosité.

5 nov. 2008

IN THE MOOD FOR LOVE
Hua yang De Nian Huaradio

CLIN D'OEIL

CROISSANTS

8h05 la sonnette retentit. C'est l'un de nos voisins. Un homme jeune vivant seul, toujours aimable, dont nous ne savons rien de plus. Salutations. Surprise. Il tend un sac de papier contenant des croissants. Il explique : je n'ai pas dormi de la nuit, je suivais les élections. Et je suis électrisé, je pense aux enfants de demain, et je me dis que le monde va changer. Voici des croissants pour vos enfants et vous-même...

SOMEWHERE

4 nov. 2008

L'EFFET MARSHMALLOW

IL ETAIT UNE FOIS...

3 nov. 2008

RESPIRE

SOIR DE NOVEMBRE

Sortir de l'entreprise
Constater que la nuit est là
Sentir la douceur de l'air
Paradoxe de novembre
Sortir les deux clés reliées ensemble
Déverrouiller l'antivol de la roue arrière
Le rattacher au siège bébé
Déverrouiller l'antivol de la roue avant
Le placer sur le guidon
Placer la dynamo sur le pneu
S'asseoir
Ajuster l'écharpe de laine
Les écouteurs, le volume
Démarrer doucement sur le trottoir
Constater que la lampe avant n'éclaire pas
Accélerer et freiner face aux vitres miroir d'un bureau BNP
En être maintenant sûre
Penser à regret que le gilet fluo est à la maison
Accélérer dans la nuit
Aller le plus vite possible
Vigilante
Faire gaffe aux feuilles mortes glissantes
Surtout dans les virages généreux
Aux voitures à l'arrêt
Aux bus pressés
Aux Scooters immatures
Aux rollers sauvages
Etre côte à côte avec une Twingo blanche qui swingue et qui tangue
La doubler dans la côte
Quand le bus devant ralentit tout
Ignorer le feu orange mûre
Obliquer sur la voie qui longe la voie ferrée
Passer sur le petit pont qui l'enjambe
Entendre une chanson à la radio de Véronique Sanson
Une de ces chansons dont on se passerait bien à cet instant
Ignorer le feu vert de rage
Rouler sur les trottoirs allègrement en slalomant pour se griser
Prête à décaniller une poubelle Babel
Mais freiner face à l'avenue clinquante de phares, de klaxons
Ignorer le bonhomme vert mûr
Traverser
Rouler sur le trottoir lissé
Passer devant le japonais, l'interim
Tourner, puis arriver
Entière.

2 nov. 2008


INTA TELLE QUE JE L'IMAGINE

COLETTE EN FICHU