31 oct. 2008
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17 oct. 2008
MADIMBE 1
Madimbé avait sept femmes.
Lundi, Lia se couchait près de lui, en chantonnant. Mardi, Sakinn jouait avec les boucles de la barbe de Madimbé. Mercredi, Lareya dansait pour lui. Jeudi, Nunae, lui baignait les pieds en caressant ses chevilles. Vendredi, Kasaa inventait une histoire rare. Samedi, Norela le fixait de son regard félin en ôtant sa chemise. Dimanche, Oasansa lui tournait le dos car elle était ainsi.
Madimbé aimait ses sept femmes, chacune était belle, mais c'était toutes ensemble qu'elles étaient le plus remarquables.
Mais il était difficile de les réunir.
(suite au prochain épisode)
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16 oct. 2008
Dis, à quoi penses-tu en ce moment ?
A la radio, récession
A la télé, récession
Dans les journaux, récession
Dans ta tête, une âme belle
Tes mains, des algues brunes
Tes mains, les mains qui m'ont mis
Au monde
Tu souris en me regardant
Et le mystère de ton coeur
autonome, de ton coeur qui bat régulièrement
Se pose
Tu souris en me regardant
Et je me hais.
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15 oct. 2008
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10 oct. 2008
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9 oct. 2008
8 oct. 2008
PLAIDOYER POUR L'AUTOMNE
En lisant un billet de Kozlika, je découvre son regret de l'été, son rejet de l'automne.
Voici un écho à ce très joli texte.
S'il est une chose qui me rend maussade en automne, ce sont ses couleurs qui ne résistent ni au lavage des pluies, ni au séchage des coups de vents.
Pour le reste, de l'automne, j'aime la sonorité du mot.
Et l'écriture (la juxtaposition du m et du n).
Et la nature même de son ambivalence.
L'automne n'a pas le rôle le plus facile : sa présence prouve que l'été est bien un passé composé; l'hiver l'efface d'un blanc, avec ses promesses d'heures bleues.
En automne, on est certes, surpris par les sept heures frisquets,
et tout autant par les quinze heures brûlants.
Les poires tombent lourdement sur l'herbe fatiguée, on cueille les mûres dans les haies en se griffant parfois les doigts, et l'on ne sait plus si c'est le jus ou le sang qui nous tache, d'ailleurs quelle importance...
Nous pouvons enfin regarder en face ce soleil usé,
et apprécier ce qu'il donne à ce moment précis.
Nous savons alors avec acuité combien nous sommes vivants et passants.
Et puis,
l'automne donne l'occasion de vivre au chaud, de se placer même près de la fenêtre, juste pour regarder les gouttes de pluie emprunter des chemins sinueux le long de la vitre. Ou tambouriner la terre du jardin. Et imaginer tour à tour le sens de ce spectacle pour le chat, pour le rat, pour ceux qui songent à toi.
Enfin, c'est toujours en automne que j'ai aimé très fort. Décalée de ceux dont le coeur rosit en juillet, le mien a toujours caramélisé comme les figues sur l'arbre.
Aussi, l'automne, ses lumières tardives, dorées, concentrées me plaisent infiniment.
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ET POUR VOUS, CE SERA QUOI ? LA PORTE !!!Henriette, 78 ans, tient toujours 30 couverts à midi.
Cette petite bonne femme ouvre sa salle aux étudiants l'après-midi.
Dans la ville, son commerce fait un tabac : jamais repeint depuis 1962, il donne l'impression d'avoir découvert un lieu précieux.
Dans la ville, son commerce fait un tabac : jamais repeint depuis 1962, il donne l'impression d'avoir découvert un lieu précieux.
Henriette sourit beaucoup et satisfait le client avec empressement.
Enfin, pas toujours. Car si un de ces "grands gars des colonies" pousse la porte et s'assied sur le Formica des tabourets, il ne sera pas servi de si tôt.
Ils ont été un étage entier de cité U à tester la civilité de la vieille dame.
Ils ont été un étage entier de cité U à tester la civilité de la vieille dame.
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7 oct. 2008
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6 oct. 2008
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5 oct. 2008
J'ai pris il y a deux jours un médicament. C'était une poudre pâle et fine, pareille au pollen qui recouvre tout dans les Landes en mai. Il fallait la mélanger à de l'eau, qu'elle fonde et se mêle.
Quand j'ai porté à mès lèvres le verre Duralex froid, le liquide a pris sens.
Je retrouvais le goût d'un médicament que mes parents autrefois donnèrent.
C'était jaune, délicatement parfumé.
Place alors à la confiance infinie placée dans le breuvage,
et dans mes parents, avec une petite certitude qui tournait alors dans ma tête :
"Cela va te soigner. après tu iras bien, tu verras".
J'ai pris depuis tant de cachets, de gélules et de poudres effervescentes dont je doute de l'efficacité.
Elle est passée où cette confiance aveugle, diluée dans l'eau de la vie ?
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3 oct. 2008
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2 oct. 2008
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Sans ses cheveux qui volent
J'aurais, dorénavant,
Des difficultés folles
A voir d'où vient le vent.
(G. Brassens)
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