30 sept. 2008

LILOU

29 sept. 2008

BOBO STENSON ET MARIANNE FAITHFULL
Don 's kora song passe de temps en temps sur TSF, la radio jazz.
Enchevêtrement de sonorités, sérénité.
Je ne suis là pour personne.
Je vais aussi chercher Marianne Faithfull dans l'ombre de la bécane.
Marianne, années 90, quand sa voix a été éprouvée par les excès.
(Musique du film La fille sur le Pont)
I can't give you all my dreams
Nor the life I live.
You and I won't friendshipmiss,
That's all we got to give
Who will take your dreams away
Takes your soul another day.
What can never be lost is gone,
It's stolen in a way.
Please, don't stand to close to me,
Can you hear my heart ?
Take my woe and lean on me
When we're not apart.
Now our mission is complete
And our friends are hid.
Evil things brought down by the light,
Life goes on until the end.

28 sept. 2008

CURIOSITE

27 sept. 2008

UN PETIT GOUT DE REVENEZ-Y

C'est l'automne. C'est le monde à l'envers.

25 sept. 2008

ADULTE

Quand j'étais môme, adulte était un mot étrange. Si c'était une musique, c'était un air de Miles Davis. Si c'était une odeur, c'était celle de la cigarette. Si c'était une voix, c'était le rire rauque d'une femme flattée. Si c'était un temps, c'était un temps de chien. Si c'était un film, c'en était un, avec carré blanc. Si c'était un alcool, c'était un vin cuit...

Adulte n'était pas un rêve. Etre grand en était en revanche un. Je n'ai jamais désiré être adulte. Je pensais échapper à ce que j'observais chez les autres. L'adulte était dans la jachère de mon enfance pas loin d'être une insulte.

Parfois, un jeune regard acide vient me rappeler mon état d'adulte; je le vois chercher en moi réponse à l'une de ses questions intimes.

Que faire, sinon lui sourire ?Je ne vais pas lui raconter qu'une fois les années passées, les interdits levés, on ne souhaite que revivre la quintessence des premières années.

24 sept. 2008

ANNE

23 sept. 2008

TOI ALORS...

21 sept. 2008

DO THE RIGHT THING

Plan écarlate. Une fille danse sur le rythme d'un air : Fight the power.
Durant trois minutes, la caméra fixe les mouvements syncopés des reins, des bras,
le visage buté, la moue figée, le regard inflexible.
Brooklyn, luminosité rouge.
Spike Lee filme un jour de canicule, un jour ordinaire nourri de tensions raciales, de conflits de génération, de conflits homme-femme, parent-enfant.
Le climat est très nerveux, les oppositions sont claires.
Le conflit ouvert est imminent, il aurait pu surgir dans la matinée,
ou au plus fort de la chaleur. Borderline.
C'est le soir que tout flambe.

NE ME REGARDE PAS AINSI !

19 sept. 2008

VENDREDI SOIR

Fais-moi le poisson braisé, et des alokos bien dorées. Ou un gombo de poulet fumé avec le riz gluant de ton Chinois.Fais-moi oublier le chantier, le papier peint de ce logement.


18 sept. 2008

CHIC IL FAIT FROID

C'est le moment de gainer ses jambes de voile, de laine, de Lycra, de résille, de soie.

STELLA

17 sept. 2008

PLAIDOYER POUR L'AMOUR

Pour qui ne baroude plus, pour qui n'a plus les pataugas teintées de latérite, l'aventure a des accents exotiques un peu vains. La routine a ses avantages : elle ménage le coeur, elle dorlote, elle rassure.
Les amours naissantes semblent alors des entreprises pharaoniques, épuisantes.
Cependant, un amour naissant est fabuleux.
Lelle est ainsi amoureuse depuis mars. Un amour miroir, un amour inouï, un amour tout nouveau pour elle. Idée bizarre : elle m'a demandé de scanner ce timbre, dont elle fera des sets de table, car son ami le lui a envoyé récemment.
Lelle a les yeux qui pétillent, Lelle a le sourire aux lèvres, Lelle pense à elle et à lui à lui et à elle, à lui, à elle, et tire la langue au dernier macho qui lui a fait trois rides. Lelle m'a confié ses plantes vertes depuis le début de l'été et se moque bien de les reprendre.
Lelle aime comme elle respire.

YAELLE

16 sept. 2008

SI BIEN
Chaque soir, je te regarde.
Je me dis : c'est le meilleur moment de la journée.

15 sept. 2008

LISEZ ANAÏS NIN
Ecriture vivante, témoin d'une époque, scandaleuse, hédoniste.

14 sept. 2008

PARFUMS

A l'aveugle, six fragrances enivrantes à reconnaître
L'été après la pluie : Les épices froides, le melon.
Du même créateur: Les feuilles de figuier, la menthe poivrée.
Cité par Souchon: La vanille, la rose et le jasmin.
Parfois nostalgique de la flanelle grise : La violette, le bois, la fougère.
Matin d'audace : La violette encore, l'iris et des baies rouges
Le temps d'un instant: Le musc blanc, la bergamote, les bois orientaux.
Et l'odeur de la paille dans vos cheveux d'enfant.

12 sept. 2008

ENCORE TOI

11 sept. 2008

STRANGE



10 sept. 2008

NICOLE

9 sept. 2008

GRAINES D'AMITIE
C'est un collier composé de graines diverses. Il y a en lui les noyaux des fruits de la Sierra Maestra, les graines des pastèques givrées d'un soir tiède, le fil d'un ourlet défait de Milady, récupéré
après une pachanga.
Il y a là le mat et le vernissé, le vif et le sombre.
Il y a la vie.
Florence m'a offert ce collier simplement parce que je le trouvais beau.
Notre lien est fait de graines de convictions politiques, de ferveurs et de révoltes diverses, de noyaux de complicité artistique.
D'elle,
j'aime la démarche, le regard doux et le sourire ravageur, la jungle des cheveux, les rires spontanés, les lunettes à une branche, rocky, la rogne jamais loin.
L'enfance qui affleure si vite, l'autodérision.

8 sept. 2008


ARIANE ET SOLAL

"Alors, il lui ferma les yeux, et il se leva, et il la prit dans ses bras, lourde et abandonnée, et il alla à travers la chambre, la portant, contre lui la serrant et de tout son amour la berçant, berçant et contemplant, muette et calme, l'amoureuse qui avait tant donné ses lèvres, tant laissé de fervents billets au petit matin, berçant et contemplant, souveraine et blanche, la naïve des rendez-vous à l'étoile polaire.
Chancelant soudain, et un froid lui venant, il la remit sur le lit, et il s'étendit auprès d'elle, baisa le visage virginal, à peine souriant, beau comme au premier soir, baisa la main encore tiède mais lourde, la garda dans sa main, la garda avec lui...".
Albert Cohen, Belle du Seigneur, fin du chapitre CVI


7 sept. 2008

NOUGARO AVAIT BIEN RAISON
J'ai fait une pâte brisée.
Maintenant j'écris ces lignes et mes mains ont gardé la délicieuse odeur
du beurre et de la farine, de l'oeuf et du sel.
Rien n'est plus beau
que les mains d'une femme dans
la farine...

LES CASANOVA DE MON QUARTIER

C'est jour de marché, les rues sont gentiment animées. Ca sent le poulet rôti, l'Insolence de Guerlain sur col festonné, la pâte à pain qui lève, le billet juste sorti du distributeur.

Je tiens la main de mon fils haut comme trois pommes.

Il fait de grands sauts, rigole, tout va bien.

Un vieux Casanova, bien populaire ici, déjaboté jusqu'au nombril, été comme hiver, vient vers nous. Sa chemise emballe son ventre rebondi dans un jean très mode, qu'une ceinture en croco noir verrouille. Il marche droit comme un i, repérant toute femme SEULE dix bons mètres à la ronde.

Son regard devient alors spontanément cajôleur, c'est toujours plus, car c'est toujours affinités, même pour un chien coiffé d'un bonnet.

Mais retour sur mon fils, haut comme trois pommes.

A la charcuterie, la patronne lui fait des risettes derrière les andouilles, les saucissons d'Auvergne et le salami du Danemark supendus.

Son rouge à lèvres lui fait un sourire merguez. Sans son mari aux moustaches fixées à la gélatine, elle doit plaire à Casanova je pense.

Mon fils au regard de velours rigole tout seul en regardant la dame jouer à cache-cache derrière ses sauciflards.
Chez la paysanne vendant du bio radioactif, une cliente chic vole à l'étalage une mirabelle pour mon fils. La bonne femme aux mains plus terreuses que la Beauce ne tique pas, elle lui tend même une fraise énorme et juteuse.
Et hop, des vitamines !
Le marchand de condiments de l'Atlas nous voit arriver et omet de servir un ronchon qui mâche un chewing-gum serré et une dame âgée en casquette léopard.
Rebellion grognante. Nous nous effaçons, gênés.
Le chewing-gum veut des olives violettes du Pérou. "Tout de suite, monsieur !"...
Mais le vieux Marocain remplit avant tout un sac d'une trentaine d'olives vertes denoyautées pour mon fils, qui dit merci en sautant de joie.
A la boulangerie, la vendeuse qui flatte tout le monde dans la boutique mais qui reconnaît plus sa clientèle dehors offre du Campaillou à devinez qui, mon fils.

Qui n'en veut pas. Pas fou.

6 sept. 2008

THE AU LAIT AU THE
Au café, elle aimait le thé quand on lui servait dans un verre cerclé de métal. Ce Ceylan était généralement accompagné d'un petit pot de lait tiède. Et le grand plaisir de la demoiselle était de chauffer ses doigts contre le verre en faisant semblant de ne rien entendre de votre conversation. Puis de se brûler à l'âpreté du thé brun. Après quoi, elle versait une goutte de lait. Et goûtait. Puis une autre goutte. Et découvrait chaque fois le thé décliné aromatiquement, chromatiquement. A la fin, le lait au thé était crème et froid. C'était le moment pour vous de payer.

SANDRINE DOAN

MENDIANTE


A Eseka, Cameroun, dans la rue la plus vivante, il y a un grand café où hommes et femmes se désaltèrent à l'ombre. Non loin, la station essence fait son beurre.
Une agitation désordonnée règne .

Seule la présence insistante d'une femme rompt le climat prospère de la rue.
Elle n'a pas trente ans. Trop mince. Sa robe déchirée montre la féminité la plus désarmée, celle qui ne provoque aucun désir. La poussière de la route donne à la toile verte de sa mise des aspects de taffetas flétri.
Pieds nus, elle arpente la route machinalement, ne semblant ni voir ni entendre.

Quand elle vient vous faire l'aumône, on s'interpose, on s'excuse pour elle en disant qu'elle est folle.

5 sept. 2008


NUIT JAUNE









Ne m'en veux pas... j'ai avalé trop de vers luisants...

4 sept. 2008


QUI A EU CETTE IDEE FOLLE ?
Bols lait pain biscottes pâte chocolatée confiture de fraises jus d'orange
radio automate fin de rêve nourrie de détails scabreux terriblement réels
Bonjour...
Z'avez bien dormi ?
Etirements, petite bouilles rondes, silhouettes hésitantes
...
Cuillerdans le bol, ronde hypnotique, tintement de la porcelaine
Quoi ? y'a une miette dans ton lait ?
Voilà...
Quoi ? Y'a de la peau dans ton lait ?
Voilà...
Quoi ? Ton lait est trop chaud ?
Voilà...
Quoi ? tu as trop de lait ?
Ah, j'avais mal entendu..
.
UN JOUR D'INVENTER L'ECOLE
C'est pas moi maître, c'est pas moi, j'vous l'jure !

2 sept. 2008

HERE THERE AND EVERYWHERE






1 sept. 2008


HORIZONTALE
Fermer les yeux
Sentir les points de contacts du sol
Songer à l'impossible
Rouvrir les yeux
Et contempler pour la première fois de sa vie les nuages s'effilochant dans le ciel bleu
Sourire de ce rêve enfin réalisé
Incliner la tête
Regarder la mer
Verticale
Voir le soleil gagner la plage entière à grande vitesse
Fermer les yeux
Sentir les points de contact du soleil
Impossible de songer
Vivre, maintenant.

ATTENDS... JE ME SOUVIENS