Revoir Diva
J'ai récemment revu Diva, de Jean-Jacques Beineix.
L'histoire d'un facteur fou de lyrique, fan d'une diva, devenant la cible de tueurs impitoyables.
Ultra moderne à sa sortie, le film des années 80 a forcément pris un petit coup de vieux.
Qu'en reste-t-il ?
La débauche chromatique: trois couleurs rythment la narration. Le jaune, celui de la Poste et des panneaux urbains; le rouge, de la bécane volée et du sang, le bleu de l'eau et du ciel, libérateur. De plus le fluo a la part belle dans le film : les néons, le flipper, la déco.
L'esthétique rappelant l'univers de Loustal et d'Yvan Pommaux, les dessinateurs : des angles de vue originaux, des voitures des années 30 rutilantes, silencieuses, des crapules aux physiques complémentaires (Dominique Pinon/Gérard Darmon).
Le graphisme, nourri des années 50 met en scène de belles américaines, une pin-up peintes en trompe-l'oeil.
Le casting, intéressant, avec un rôle de héros tranquille idéal pour Richard Bohringer, dandy efficace, songeur dans un bain bleu.
Diva parle aussi d'amour et d'amitié. L'amour idolâtre d'un jeune homme ordinaire pour la musique lyrique et pour une diva. L'amour et la trahison sont par ailleurs liés.
L'amitié sauve finalement la situation.
Elle a la gouaille d'une jolie Chinoise faisant des huit sur rollers.
5 mai 2008
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