SAFOUS ET PLANTAINS
Au fond du sac noir, les safous, fruits oblongs, sont vernissés, violet bleu marine violet clair rose à beige.
On les place dans le four. 200 degrés, sur une grille.
Quand un fil jaune fend leur sombre carapace,vite vite vitese brûler les doigts pour les sortir de là.Ils n'ont plus rien à y faire.
Des bananes plantains ont été épluchées, coupées en longues lamelles épaisses sautées dans l'huile crépitante (plutôt olive que palme). Certaines, les plus mûres, ont caramélisé.
Des bananes plantains ont été épluchées, coupées en longues lamelles épaisses sautées dans l'huile crépitante (plutôt olive que palme). Certaines, les plus mûres, ont caramélisé.
Un riz attend.
Les safous cuites ont perdu leur éclat. Du bout des doigts on tire leur peau ternie, une chair jaune fluo ou vert jaune suit. Une peau légèrement craquante, la chair est fibreuse, farineuse, chaude. La saveur est acide, plus ou moins, avec un arrière-goût doux étonnant.
Les dents n'attaquent le fruit que par des feintes délicates car un noyau mou bosselé affleure.
Si on l'ouvre, des graines par paquets ordonnées donnent un instant le regret d'avoir fait cuire tous les fruits.
Qui sait ? Si cela poussait ici ?

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