23 avr. 2008


PLAIDOYER POUR LA SIESTE


Ca y est, ça ne rate pas. C'est dimanche, c'est le début de l'après-midi et la sieste est fichue !Fichue, parce que ces satanés voisins du dessus, polyallergiques, font la chasse à la poussière post-prandiale... Et que je lance l'aspi, et que je le stoppe, confinant les autres locataires dans le plus petit espoir que c'est enfin fini.
Hélas.
Et que ça redémarre, ça couine du côté des roulettes, ça grince un peu, ça choque les meubles, ça empoisonne...
Miss Glu avait pourtant pris sa pose préférée, lovée dans une pénombre que la jalousie forçait. RATE !GRRR...
Ces voisins sont impossibles.

Quand ils ne s'étripent pas le soir à table, ils passent l'aspirateur, jouant avec le on et le off, une heure durant.

Vers 11 heures, avant le repas dominical,Miss Glu entend l'aspirateur démarrer, malgré la musique qui remplit sa maison. Et peu de temps après, Monsieur le voisin est éjecté par Madame ("Dehors, poussière !").

Voyez-le passer, dans le jardin commun d'une démarche usée.Il a son petit chariot à roulettes, sa liste de commissions, et cahin-caha, file à Atac. Et après le déjeuner, ça recommence.

La sieste ?

Ils ne la connaissent pas, bourrés qu'ils sont le soir du cocktail anxiolytique national : les confettis solubles de la fête de l'oubli.
Et ils s'endorment devant la télé et se réveillent avec. Car dormir juste pour rire, pour du beurre, d'eux-mêmes, ils ne savent plus...

Mais pourtant, s'interroge Miss Glu : La sieste, ce merveilleux détachement, cet abandon qui requinque, qui permet la nuit suivante de vivre des étreintes nyctalopes, pourquoi la bouder ?Lancer un mouvement pour la sieste au travail : 30 minutes.

Voilà qui serait bénéfique...Miss Glu bâille.

A plus taaarrd...