30 avr. 2008



7 JOURS !

Dernier jour d'avril : Le soleil flashe, le vent gifle la frondaison.
Un courrier vagabond arrive au bout de sept jours d'errance.
Il dit : "J'étais au fond d'un sac depuis longtemps déjà; j'attendais que l'on me voit, mais comme j'étais le plus petit, et qu'une faute avait écorché le nom auquel j'étais destiné, je doutais de mon propre devenir. A vrai dire, je craignais que l'on me perde totalement.
Au centre de tri, ils en avaient marre du boulot, de la cadence, de la pluie.
Alors ils ont vidé leur sac. On m'a finalement repéré, et je suis allé de case en case, jusqu'au chiffre 7. J'étais presque sauvé.
D'un geste ferme, on m'a serré entre une grande enveloppe de papier Kraft et la joue d'Edouard Baer du Télérama de la semaine à venir (Pas mal...).
Sur le vélo, j'ai fait le tour de la ville, sur des chants malgaches fredonnés par la postière.
Jusqu'à ce qu'elle me remette en main propre à mon destinataire.
J'avais tant brillé par mon absence, que l'on me regardait avec curiosité.
Des heures ont passé avant que l'on ne me lise".